ROULER EN PELOTON ET AUTRES CONSEILS DE SÉCURITÉ

Rouler en peloton s’avère simple : ça prend de l’attention, de la constance, de la confiance et une conduite sécuritaire. Chaque cycliste est responsable de la sécurité des personnes qui la suivent, et chacune doit apprendre à faire confiance à la personne qui la précède. Il faut savoir choisir son groupe et ne pas avoir de réticence à changer de peloton pour augmenter ou réduire sa vitesse. Sachez que l’orgueil n’est pas un bon guide. Voici quelques conseils pour rouler sécuritairement au sein d’un peloton :

  1. Vitesse. La vitesse de croisière représente la vitesse maintenue sur un terrain plat, sans vent. La vitesse moyenne constitue la vitesse qu’un groupe roule en moyenne au cours d’une sortie. Par exemple, pour obtenir une vitesse moyenne de 25km/h, il faut s’attendre à rouler plus de 25km/h sur les chemins plats et les descentes pour compenser la vitesse réduite dans les montées, les arrêts, les feux de circulation, etc. La vitesse annoncée doit être respectée au maximum selon les conditions de la route et la température (ex. : grand vent ou pluie soudaine). L’important est de rouler en sécurité et de profiter d’une sortie agréable.
  1. File indienne. La file indienne est la base du peloton. La distance à respecter avec le vélo devant soi doit être d’environ de ¼ à ½ roue, c’est ce qui crée un effet de sillonnage, cet effet réduit d’environ 25 % l’effort à produire. Au-delà d’une roue d’écart l’effet de sillonnage est perdu et il se crée une distance. Il ne faut pas « chevaucher » la roue du cycliste devant soi, que ce soit à droite ou à gauche de la roue.
  1. Distance de roulement. Les cyclistes devraient circuler à l’intérieur de 1 mètre du bord de la chaussée. En absence d’accotement, il faut rouler le plus près possible du bord de la chaussée.
  1. Groupes. Le nombre de cyclistes idéal pour former un groupe est d’environ 8 personnes. Vaut mieux former 2 petits groupes qu’un gros groupe. La loi interdit les groupes de 15 cyclistes et plus.
  1. Mouliner. Il faut pédaler sans « à coups », pédaler « rond ». Mouliner continuellement même lorsque le peloton ralentit, éviter d’arrêter de pédaler, juste en tournant les pédales sans mettre de force. Ça envoie un message à la personne qui suit que lorsque le groupe reprendra de la vitesse vous serez prête à pédaler et ne perdrez pas le rythme. Lorsque le pédalage est saccadé, il se crée une distance dans le peloton et il pourrait se créer un effet d’élastique lorsque la personne se raccrochera à la file.
  1. Entraide. Les sorties doivent se faire dans un esprit d’équipe. Il faut signaler rapidement quand nous sommes en difficulté, avant d’atteindre le point de non-retour et de fatigue extrême. Il ne faut pas hésiter à demander au groupe de ralentir. Il faut crier « moins 1 » ou « moins 2 », ce qui veut indique de ralentir de 1 ou 2 km/h, le groupe devra s’adapter et attendre que la personne ait repris son souffle avant de reprendre la vitesse. Il ne faut jamais abandonner ou larguer une cycliste plus lente. Dans une telle situation, pour cette sortie, il faut s’adapter à la vitesse de la personne la plus lente. C’est la raison pour laquelle il faut bien choisir son groupe de vitesse et éviter de choisir un groupe trop rapide.
  2. Arrêt imprévu. Si un ennui mécanique ou une crevaison survient, il faut avertir immédiatement le groupe et s’immobiliser de façon sécuritaire sur le bord de la chaussée. Tout le groupe patiente le temps de la réparation et repart ensemble.
  3. Avertissements vocaux. Les avertissements vocaux sont importants dans un groupe. Une cycliste en difficulté doit l’annoncer : « moins 1 », « moins 2 ». La dernière personne de la file doit annoncer l’approche d’une voiture en criant « auto », ou en anglais « car back ». L’information doit se rendre à l’avant de la file afin d’éviter que la personne à l’avant de la file donne le  « relais » au même moment. Il est important de crier « bidon » si quelqu’un échappe son bidon d’eau. Ou « crevaison » en cas de crevaison. « Pied à terre » signifie que toutes les cyclistes doivent s’immobiliser sécuritairement, notamment pour un arrêt à un feu de circulation, pour vérifier le trajet, pour une urgence. Il est important d’énoncer clairement la situation. Il faut aussi signaler les dangers de la route, annoncer si la route devient en gravier ou en sable. Les signaux de la main servent à annoncer les dangers. Ces signaux sont connus de tous les cyclistes et sont quasi identiques d’un club à l’autre. Voie ferrée, gravier, sable, arrêt, ralentir, craques, débris, bouche d’égout, contournement d’une voiture ou d’un piéton en bordure de rue, donner le relais… Ces signaux sont montrés dès la première sortie.
  1. Tête de file. La personne en tête de file détient la responsabilité de donner le rythme annoncé et de le maintenir. Important : il faut jeter de temps en temps un coup d’œil derrière afin de s’assurer que la personne derrière soi est toujours là et à une distance correcte. La tête de file doit aussi annoncer les dangers potentiels devant : trous, voie ferrée, débris, etc. L’information doit se rendre à la dernière personne par l’intermédiaire de toutes les cyclistes de la file. Elle doit annoncer les dangers assez longtemps d’avance pour laisser un temps de réaction suffisant aux cyclistes derrière.
  1. Donner le relais. La première personne de la file doit donner le relais à la personne suivante. La durée du relais est idéalement de 1 km ou de 2 minutes. Le relais peut être plus court si la personne est très fatiguée, car elle ne sera d’aucune utilité si elle s’épuise. Il faut éviter de donner le relais dans les courbes ou les côtes, lorsqu’une voiture approche ou lorsque la chaussée semble dangereuse (trou, flaques d’eau, gravier). Le relais se donne par un signe, soit avec le coude (petit coup de coude vers l’avant) ou bien avec la main au-dessus de l’épaule (en faisant un petit tourniquet).

Lors de la passation du relais, il est important de garder la vitesse que le groupe avait, autant pour la personne qui va vers l’arrière que la personne qui prend le relais. C’est-à-dire que la personne qui laisse le relais ne doit pas ralentir tant qu’elle ne se trouve pas à côté de la personne à qui elle laisse le relais. Par la suite elle se laisse descendre sécuritairement jusqu’à la fin de la file en restant le plus près possible de la file et ainsi éviter de se retrouver dans le passage des voitures. Elle doit commencer à prendre de la vitesse rendue à la hauteur de la dernière personne afin de facilement s’accrocher au groupe rendue en dernière position. La dernière de la file doit annoncer « dernière » à la personne qui descend pour lui indiquer de se préparer à se raccrocher au peloton.

La personne qui a pris le relais ne doit pas accélérer, elle doit garder la même vitesse que le groupe avait.

Par contre, si un relais se donne sur une chaussée sans accotement et qu’en descendant le long du peloton, un véhicule arrive et que c’est dangereux de continuer à descendre, il faut pointer dans la file un endroit pour se ranger dans le peloton et les autres doivent libérer la place dans la file. La personne pourra se détacher et descendre en fin de file lorsque le véhicule sera passé.

  1. Lorsqu’on roule en peloton, il faut éviter les gestes brusques et surtout éviter de freiner. Il ne faut freiner qu’en cas d’urgence. En repartant après un feu de circulation par exemple, il faut s’assurer que tout le peloton est rassemblé avant de trop accélérer. Il faut évidemment éviter de regarder derrière soi, sauf pour jeter un coup d’œil pour vérifier si la personne derrière nous suit. Notre attention doit rester devant. Il ne faut toutefois pas fixer la roue. D’ailleurs il ne faut pas fixer un point précis sinon on risque de « tomber dans la lune ». Nos yeux doivent « se promener » sur l’ensemble de la cycliste qui nous précède : roue, dos, casque, bras. Il peut arriver qu’on se sente moins confortable de rouler derrière la personne qui précède. Si c’est le cas, il faudrait éviter de se retrouver derrière elle la prochaine fois.
  1. Dans les villages, où les maisons se trouvent près de la route, il faut redoubler d’attention. Un véhicule, un enfant ou un chien peuvent surgir directement devant vous. Restez vigilante.
  1. Montées. Il n’est pas conseillé aux cyclistes fatiguées ou aux cyclistes moins habiles dans les côtes d’être la première lors de la montée. Laissez le relais avant la côte. Les meilleures grimpeuses doivent accepter le rythme du groupe. Si vous voyez que vous avez de la difficulté avec la montée, restez le plus à droite possible de la chaussée. Comme ça si, en dernier recours, vous vous sentez obligée de « déclipper », vous ne serez pas dans le « chemin » de la personne derrière vous. Le dépassement dans une côte est à proscrire. S’il y a des retardataires, on doit les attendre en haut de la côte et reprendre lentement la route afin que celles-ci puissent reprendre leur souffle.
  1. Si vous désirez vous lever pour monter en danseuse et que la personne derrière vous est en file à distance normale (¼ ou ½ roue), il est préférable de l’en aviser (le pouce vert le haut ou on dit « debout » ou « up »), car le fait de se lever crée un recul. Attendre une seconde pour se lever après l’avoir avisée.
  1. Il faut augmenter un peu la distance entre les cyclistes dans les descentes. La première cycliste de la file doit augmenter la vitesse afin que les cyclistes derrière ne soient pas obligées de freiner en raison de l’effet d’aspiration. Les dépassements sont à proscrire. La position aérodynamique est recommandée, mais il faut savoir la maîtriser. Il faut aussi éviter de freiner sauf si nécessaire.
  1. Hydratation et nourriture. Le vent, la chaleur et l’effort peuvent nous déshydrater. Il faut boire régulièrement, quelques gorgées à la fois, avant même de ressentir la soif. Afin d’être sécuritaire, il est préférable de boire lorsqu’on est la dernière de la file. On peut aussi manger en fin de file (fruits séchés, barres…). Si vous devez absolument boire dans la file, montrez votre bidon sur le côté afin d’informer les cyclistes derrière que vous buvez.
  1. Connaître le parcours, ou du moins l’avoir regardé attentivement. Si vous connaissez très bien le parcours, il faut éviter d’être trop confiante afin de ne pas perdre sa vigilance. En fin de parcours, nous sommes parfois plus fatiguées, mais il faut tout de même rester vigilante. Les ponts de bois, la chaussée mouillée, le sable, le gravier et les voies ferrées deviennent des surfaces dangereuses pour la cycliste.
  1. Ennui mécanique. Il est bon de savoir comment se débrouiller en cas de problème. Changer un pneu, rembarquer sa chaîne (truc du gros plateau), connaître la base.
  1. Accessoires de la cycliste. Évitez d’être distraite par vos accessoires – cyclomètre ou GPS– lorsque vous êtes en file. Attendez si possible d’être la dernière. Aussi, un petit rétroviseur de guidon peut s’avérer très utile et sécuritaire. Il sera vos yeux pour voir derrière.
  1. Vêtements. Assurez-vous d’être vêtue convenablement. Les manchettes et un coupe-vent mince s’apportent très bien dans les poches arrière du maillot.

Article rédigé par: Marielle Julien, Cyclopétard de Trois-Rivières

Atelier mécanique pour néophytes

Entretien d’un vélo

L’entretien régulier de son vélo réduit les risques d’accident liés au bris ou au mauvais fonctionnement de ses pièces. En s’acquittant soi-même de cette tâche, on s’épargne le coût de la main-d’œuvre et on développe les compétences nécessaires pour se sortir du pétrin en cas de bris sur la route. L’entretien d’un vélo devient une tâche simple qui peut créer la différence entre une randonnée magnifique et une journée coincée à la maison avec un vélo déglingué.

Il faut bichonner son vélo proportionnellement à l’utilisation qu’on en fait. Si vous n’avez jamais réparé un vélo, commencez par apprendre à maîtriser les tâches plus simples et vous en viendrez petit à petit à réussir les réparations majeures. Le plus important est d’abord de savoir comment réparer une crevaisonentretenir la chaîne et les freins et ajuster les vitesses.

 

Retirer le pneu et la chambre à air

  • Ouvrez les segments de frein (souvent appelés mâchoires de frein). Pour la plupart des modèles, il suffit de libérer le câble de frein du mécanisme de freinage.
  • Appuyez sur la valve pour expulser l’air complètement. Si la chambre à air est munie d’une valve Presta, dévissez-la, puis appuyez sur la valve afin de dégonfler la chambre à air.
  • Retirez la roue du cadre en relâchant le système à déclenchement rapide. Utilisez une clé à molette si la roue est attachée avec des écrous.
  • Retirez le pneu de la jante avec un jeu de démonte-pneus (un tournevis ou autre outil tranchant pourrait sectionner la chambre à air ou le pneu et endommager la jante).
  • Insérez un démonte-pneu entre les flancs de jante et la tringle.
  • Utilisez un bras de levier pour déplacer un côté de la tringle à l’extérieur des flancs de jante.
  • Fixez le crochet du démonte-pneu à un rayon pour maintenir le levier en place.
  • Insérez un autre démonte-pneu à quelques centimètres du premier.
  • Continuez à soulever la tringle vers l’extérieur des flancs de jante jusqu’à ce qu’une tringle soit entièrement libérée.
  • Une fois la moitié du pneu sortie de la jante, il devrait être possible de retirer la chambre à air. Sinon, répétez l’exercice jusqu’à pouvoir retirer le pneu de la jante. Si la chambre à air est munie d’une valve Presta, dévissez l’écrou circulaire de la valve avant de retirer la chambre à air.

Trouver la fuite et en déterminer la cause

Avant de procéder aux réparations, tentez de déterminer la cause de la crevaison pour éviter que la situation ne se reproduise. Parfois, la cause est évidente : un clou ou un autre objet pointu a perforé le pneu. Une fois la fuite trouvée, examinez attentivement la surface du pneu et de la jante pour vous assurer que celles-ci ne présentent aucun autre problème.

Pour prévenir les crevaisons

  • Retirez les petits morceaux de verre ou de métal logés dans le pneu.
  • Nettoyez les particules de poussière à l’intérieur du pneu.
  • Les perforations dans la chambre à air peuvent créer des points de pression qui frottent et usent la partie intérieure du pneu avec le mouvement du vélo. Le cas échéant, il est préférable de remplacer la chambre à air ET le pneu. Une rustine, un billet ou l’emballage d’une barre énergétique replié peuvent dépanner temporairement sur la route.
  • Vérifiez l’état du ruban de jante.
  • Un ruban de fond de jante cassé ou fissuré doit être changé. Son mauvais état est souvent à l’origine de crevaisons.
  • Pour le mettre en place, superposez les trous de valve et de jante, et les garder alignés.

Monter le pneu

  • Gonflez légèrement la chambre à air, suffisamment pour lui donner sa forme; elle sera alors plus facile à placer dans le pneu. En la gonflant trop, la chambre va s’allonger exagérément et devenir difficile à placer.
  • N’essayez pas de placer une chambre à air non gonflée, la mise en place s’avérera compliquée et augmentera le risque de crevaison par pincement.
  • Logez la chambre dans le pneu en commençant par insérer la valve dans la jante.
    La chambre doit être répartie uniformément sur la jante, ou plutôt à l’intérieur du pneu, sans plis. Insérez le deuxième flanc du pneu en commençant à la hauteur de la valve. Pour les derniers centimètres, utilisez la force des pouces.
    Ne recourez au démonte-pneu qu’en cas de difficulté, en veillant bien à ne pas pincer la chambre.
  • Vérifiez que la chambre n’est pas pincée entre la jante et le pneu en poussant sur les flancs, sur tout le tour.
  • Faites rentrer et sortir la valve pour bien placer la chambre à cet endroit.
  • Revissez l’écrou de valve.
  • Gonflez la chambre à air.
  • Prenez garde : une chambre à air mal placée entraînera une crevaison quasi certaine, avec une double perforation.

Réparer la chambre à air (facultatif)

Dans les cas où il est difficile de localiser la perforation, gonflez partiellement la chambre à air et tentez de situer la fuite à l’oreille. Vous pouvez également placer la chambre à air partiellement gonflée sous l’eau et repérer la perforation grâce aux bulles d’air. Marquez la chambre à cet endroit avec un stylo.

Une fois la fuite trouvée, examinez attentivement la surface du pneu et de la jante pour vous assurer que celles-ci ne présentent aucun autre problème.

  • Si la chambre à air est trouée à plusieurs endroits, qu’elle présente une entaille profonde ou que les rustines ne sont plus efficaces, il est préférable de la changer. On peut réutiliser les chambres à air usagées en les transformant en collier de serrage.
  • Réparez chaque fuite marquée au stylo en suivant le mode d’emploi de la trousse de réparation pour chambres à air. Si vous avez perdu le mode d’emploi, suivez ces directives :
  • La qualité des réparations dépend de la qualité de la colle et des rustines. Comme la colle tend s’évaporer, il vaut mieux remplacer régulièrement les rustines.
  • Asséchez complètement la partie endommagée de la chambre à air avant d’entreprendre les réparations.
  • Utilisez du papier abrasif pour texturer la chambre à air afin que la rustine y adhère mieux.
  • Étalez une bonne dose de colle et laissez durcir quelques minutes avant de poser la rustine.
  • Appliquez une pression sur la rustine pendant plusieurs minutes pour une adhérence uniforme.

N’oubliez pas de remplacer les pièces utilisées de votre trousse de réparation.

 Entretenir les freins

L’entretien des freins s’avère primordial. Examinez régulièrement les patins de frein pour prévenir l’endommagement des jantes et vous assurer que le vélo s’arrêtera au moment d’actionner les freins. L’ajustement de la tension des câbles s’avère très important. S’ils sont trop serrés, les patins frotteront continuellement sur les jantes, et s’ils sont trop lâches, un délai s’écoulera avant l’arrêt du vélo.

Avant d’enfourcher votre vélo, il est primordial de vérifier les freins. Le réglage des freins de vélo est facile et prend moins d’une dizaine de minutes. Voici comment faire!

Comment savoir si je dois changer les patins de frein?

Vous pouvez rapidement évaluer par vous-même les patins de frein. Comment? C’est très simple : la plupart des freins présentent de petits dessins (des traits) qui, au fur et à mesure de leur usure, deviennent de moins en moins visibles. Pour établir un diagnostic des patins de frein, il vous suffit de regarder si les gommes présentent encore des traits au niveau du point de contact entre la jante et le frein. Le patin est lisse? Il est temps de le changer!

Régler les freins de vélo : le positionnement des patins de frein

Si vous voyez encore les dessins, mais que vous constatez que votre vélo ne freine plus correctement, regardez le positionnement des patins de frein. Ceux-ci doivent être près de la roue. Les patins sont trop éloignés? Desserrez-les avec une clé Allen, puis appuyez sur l’étrier de frein, de manière à rapprocher le patin de frein de la jante de la roue. Ce faisant, veillez à ce que le patin et la jante soient parfaitement alignés. Le patin ne doit ni être dans le vide (trop bas) ni toucher le pneu (trop haut). En position de freinage, l’ensemble de la surface de frottement du patin doit être sur la jante.

Régler le câble

Commencez par visser, au niveau du câble et de l’étrier, le petit cône (en plastique ou en métal).

Ensuite, desserrez le câble au niveau de l’étrier afin d’enlever toute tension dans ce dernier. Une fois le câble desserré, vous devez pouvoir le resserrer à la bonne hauteur. Pour ce faire, resserrez les étriers de manière à ce qu’ils soient en position de freinage sur la jante, puis maintenez cette position pour resserrer le câble. Les étriers vont alors se relâcher, ce qui va légèrement écarter les patins de frein. Ceux-ci doivent se situer à un ou deux millimètres au maximum de la jante.

Votre vélo ne freine toujours pas de manière optimale?

Vous avez vérifié les traits, la position et l’équilibre des patins, ainsi que le câble des freins de vélo, et le problème de freinage persiste? Voici trois raisons possibles :

  • La roue est voilée, c’est-à-dire que quand vous la tournez, la jante se rapproche et s’éloigne du patin de frein. Dans ce cas, vous devez dévoiler la roue.
  • Le patin de frein est humide ou sale. Nettoyez-le à l’aide d’un chiffon.
  • Le patin de frein est usé. Il vous suffit de le remplacer

Entretenir la chaîne

La fréquence à laquelle vous devez nettoyer la chaîne dépend du terrain sur lequel vous roulez et de la fréquence des sorties. Faites-vous une règle de toujours la nettoyer après avoir parcouru des sentiers boueux. Si vous décidez d’affronter la pluie et la neige pour vous rendre au boulot, soyez encore plus rigoureux dans l’entretien de votre vélo.

  • Le nettoyeur de chaîne est un dispositif avec brosses intégrées. Posez le nettoyeur sur la chaîne alors qu’elle se trouve toujours en place et faites tourner les pédales pour que toute la chaîne passe dans le liquide nettoyant. En procédant ainsi, vous épargnerez du temps et gaspillerez moins de produit nettoyant. En laissant la chaîne sur le vélo, vous éviterez aussi d’ouvrir inutilement un maillon de chaîne.
  • Les solvants utilisés doivent être conçus spécialement pour les chaînes de vélo.
  • La lubrification doit être effectuée après le nettoyage de la chaîne. En règle générale, vous devez utiliser un lubrifiant gras par temps humide et un lubrifiant sec par temps sec. Lorsqu’il pleut, le lubrifiant sec ne tient pas le coup alors que par temps sec le lubrifiant gras ramasse davantage la poussière.
    Attention : Une chaîne trop lubrifiée risque de s’encrasser.

Ajuster les vitesses

 Leviers de dérailleur

Inspectez chacun des leviers afin de déceler tout jeu excessif. Lubrifiez le mécanisme avec un lubrifiant léger. Les butées de gaines ajustables doivent être en bon état et bien lubrifiées.

Dérailleur arrière

Observez l’alignement du dérailleur. Assurez-vous que :

  • Les galets du dérailleur sont parallèles aux pignons et parfaitement alignés verticalement l’un par rapport à l’autre. Si ce n’est pas le cas, soit le dérailleur lui-même est gauchi, soit c’est la patte de dérailleur (ancrage au cadre) qui est tordue. Dans certains cas, les galets pourront être redressés, dans d’autres cas, il faudra les remplacer.

Comme pour le dérailleur avant, le dérailleur arrière est muni de deux vis de butée qui fixent les limites de sa course.

  • La vis identifiée « H » (high gear) contrôle le déplacement maximum vers l’extérieur. Elle permet que la chaîne soit parfaitement alignée avec le petit pignon et qu’elle ne déraille pas entre le petit pignon et le cadre. L’ajustement sera fait sans qu’il n’y ait de tension dans le câble.
  • La vis identifiée « L » (low gear) contrôle le déplacement maximum vers l’intérieur. Elle permet que la chaîne soit parfaitement alignée avec le grand pignon et qu’elle ne déraille pas entre le grand pignon et les rayons de la roue.

L’angle du corps principal du dérailleur est validé en contrôlant le dégagement entre le galet supérieur et le plus grand pignon. Le galet sera le plus près possible du grand pignon sans qu’il n’y touche ou ne sautille. L’ajustement se fait à l’aide de la vis de tension « B ».
Le passage efficace d’un pignon à l’autre est aussi l’affaire de l’exactitude de la tension dans le câble. On règle la tension par la butée de gaine sur le dérailleur lui-même ou par les butées ajustables présentes sur le cadre ou la manette de vitesse.

Dérailleur avant

Examinez l’alignement du dérailleur. Assurez-vous que :

  • La plaque extérieure est parallèle aux plateaux; la hauteur du dérailleur est réglée de manière à ce qu’il y ait un dégagement de 3 mm entre le bas de la plaque extérieure et les dents du grand plateau.

 

La course du dérailleur est limitée par deux vis de butée.

  • La vis identifiée « H » (high gear) contrôle le déplacement maximum vers l’extérieur. Elle permet d’éviter que la chaîne ne frotte sur le dérailleur en combinaison grand plateau/petit pignon et qu’elle ne déraille vers l’extérieur du grand plateau.
  • La vis identifiée « L » (low gear) contrôle le déplacement maximum vers l’intérieur. Elle permet d’éviter que la chaîne ne frotte sur le dérailleur en combinaison petit plateau/grand pignon et qu’elle ne déraille entre le cadre et le petit plateau.

Le passage d’un plateau à l’autre et le dégagement entre la chaîne et les plaques du dérailleur sur les combinaisons plateau/pignon intermédiaires sont déterminés par l’exactitude de la tension dans le câble. Elle est réglée par les butées ajustables présentes sur le cadre ou sur la manette de vitesse.

 

tROUSSE D’outils de SECOURS

Avoir une boîte à outils avec vous vous évitera d’attendre de l’aide pendant des heures en bordure d’une route ou d’un sentier.

Une trousse d’outils minimale doit contenir les articles suivants :

  • Trousse de réparation pour chambre à air
  • Pompe ou bombonne CO2 avec adaptateur
  • Une ou deux chambres à air de rechange
  • Jeu de clés hexagonales de 4, 5, 6, 8 et 10 mm
  • Tournevis cruciforme et plat
  • Jeu de démonte-pneus

 

DÉFINITIONS

  • Jante (partie circulaire de la roue reliant les rayons au moyeu).
  • Flancs de jante (surface de freinage de la jante). Les deux flancs de la jante contribuent à maintenir le pneu en position.
  • Pneu (partie le plus à l’extérieur de la roue, en caoutchouc, qui touche au sol en roulant). La chambre à air s’insère dans le pneu.
  • Tringle (partie rigide du pneu qui s’insère à l’intérieur des flancs de jante et assure la tenue de la roue). Chaque pneu comporte deux tringles, une de chaque côté.
  • Chambre à air (partie de la roue que l’on gonfle à l’aide d’une valve). La chambre à air s’insère dans le pneu.
  • Valve de la chambre à air. Il existe deux types de valves, celles des modèles Schraeder, qui se trouvent aussi sur les pneus de voiture, ou celles de type Presta. Les jantes ne conviennent qu’à l’un ou l’autre de ces deux modèles de valves. Plus longues et plus minces, les valves Presta doivent être dévissées afin de pouvoir gonfler ou dégonfler les chambres à air. Elles sont généralement solidifiées à la jante par un écrou circulaire.
  • Rondelles de caoutchouc adhésives que l’on colle sur une chambre à air pour la réparer.
  • Patins de frein. Pièce mobile qui permet le freinage d’une roue par frottement.
  • Ruban de fond de jante. Le ruban de fond de jante est ABSOLUMENT INDISPENSABLE pour protéger la chambre à air des têtes de rayons sur les jantes simple paroi ou des bords tranchants de trous de rayons sur les jantes double paroi.

Article rédigé par: Isabelle Archambault, Responsable de région, Montérégie